des air(e)s d’anges

pièce pour deux danseurs, un musicien et un circassien – création 2018

Au commencement il n’y avait rien !  Ni terre, ni ciel, ni eau, ni plantes, ni astres, ni étoiles, il y avait juste… eux !

On ne sait guère d’où l’on vient, poussières d’étoiles ou simple argile, cela reste un mystère dans le chaos du monde. Certains pensent qu’on est tombés de là-haut, d’autres affirment qu’on a poussé d’en bas, moitiés-anges, moitiés-diables, moitié-arbres, moitié-nuages. C’est sans doute la raison pour laquelle les humains se déchirent, s’arrachent ou se déplument, s’emmêlent et se déracinent. C’est sans doute la raison pour laquelle chaque humain cherche en l’autre cette moitié de lui-même qu’il a perdue jadis, quelque part dans le creux de ses nuits. Mais personne n’y parvient, à n’être que soi-même et à s’unir à l’autre ; tout n’est que déchirure, et le langage ne répare rien, les mots hélas ne sont que sable et paroles de vent. Heureusement, il y a l’art, qui parfois réussit à réunir les êtres.

Eux, par exemple, ces trois-là que nous avons sous les yeux et qu’on nous dit venir d’un grand néant sans nom, ces trois encombrés d’eux-mêmes que semble mouvoir un musicien dans la magie des notes et la démesure des sons, sait-on seulement qui ils sont ? D’où ils viennent ? Ce qu’ils font ?

Assis sur le grand banc de la vie, ils essaient eux aussi d’unir leurs destinées dans la chair et le sang de leur fraternité. Ils n’y parviennent pas, ne sont que maladresse. Heureusement pour nous, faute d’avoir des mots, ils possèdent des corps, lesquels inventent la danse, juste le temps d’un spectacle, avec quelques plumes d’anges en guise de lumière. Puis ils repartiront, sans doute apaisés, en groupe ou isolés, vers leur chaos d’étoiles, ce chaos nébuleux dont nous sommes tous faits et d’où nous venons tous, et vers lequel bien sûr, quand l’échelle du temps nous y obligera, nous devrons retourner.

 

crédit photos : Fabrice Hernandez

distribution

chorégraphie bouba landrille tchouda /interprétation Razy Essid, Noah Mgbélé Timothée « Ekilibro », Thomas Pavon composition et musique live  yvan talbot / dramaturgie guy boley / scénographie rodrigue glombard / lumière fabrice crouzet / costumes claude murgia / attaché de presse olivier saksik / diffusion mitiki – bertrand guerry

coproduction  le grand angle – voiron / le théâtre d’aurillac / la coloc’ de la culture – cournon d’auvergne avec le soutien du CDCN Le Pacifique – Grenoble ; l’Adami et de la Spedidam remerciements La Rampe d’Echirolles, le Théâtre Municipal de Grenoble

calendrier 2018 – 2019

16 octobre
Maison des Arts du Léman – Thonon-les-bains (74)

26 octobre festival karavel
Théâtre d’Aurillac (15)- festival Karavel

12 février 2019
Château Rouge – Annemasse (74)

13 février 2019
Château Rouge – Annemasse (74)